Atomic Machines lève 250 millions de dollars pour des micromachines sans moule, six fois les 42 millions d'Atomic Industries
La start-up de Jeff Holden, Atomic Machines, est sortie de l'ombre le 7 octobre avec 250 millions de dollars pour produire des micromachines directement à partir de code, sans aucun outillage. Soit environ six fois les montants révélés par Atomic Industries, le mouliste de Warren (Michigan) bâti sur la thèse inverse.
Vincent Jiang · 2 min read
Un chèque à neuf chiffres pour le camp du sans-outillage
Le 7 octobre, Atomic Machines a mis un terme à six années de mode furtif avec 250 millions de dollars levés auprès de OneIM, Gigafund, XTX Ventures et Valor Equity Partners, entre autres 1. Son fondateur, Jeff Holden, dixième ingénieur recruté par Amazon+3.30% — Amazon, up 3.30 percent today puis premier directeur produit d'Uber+1.64% — Uber, up 1.64 percent today, assure que le Matter Compiler (« compilateur de matière ») de la société fabrique des micromachines fonctionnelles directement à partir de code, « sans le moindre outillage » 1. Luke Nosek, de Gigafund, va plus loin : « c'est le début du “vibe manufacturing” » 1. La couverture indépendante parue le lendemain matin a repris l'essentiel de ces affirmations 2.
C'est l'argent qui fait le plus de bruit
Le premier produit est bien réel, mais de portée étroite. Le PrimeSwitch PS-150, un relais de puissance qui s'ouvre en 50 microsecondes — environ 1 000 fois plus vite qu'un contacteur classique —, cible les systèmes 800 volts à courant continu des centres de données IA. Déjà livré à des clients en accès anticipé, il sera montré au public pour la première fois au Global Summit de l'Open Compute Project, à San José, du 12 au 15 octobre 1.
De son côté, Atomic Industries a divulgué un total de 42 millions de dollars sur ses deux levées : un tour d'amorçage de 17 millions de dollars fin 2023 3 et une série A de 25 millions de dollars en septembre 2025, menée par MaC Venture Capital et DTX Ventures 4. Face aux 250 millions d'Atomic Machines, le capital privé a voté environ six contre un en faveur de la thèse du sans-outillage 134.
Six fois plus d'argent pour la thèse du sans-outillage que pour Atomic Industries
Data
| Value | |
|---|---|
| Atomic Machines, total | $250M |
| Atomic Industries, série A | $25M |
| Atomic Industries, amorçage | $17M |
La réponse de Detroit : la presse comme douve
Installée à Warren, dans le Michigan, Atomic Industries défend l'autre extrémité de la même catégorie. Elle détient son outillage en propre et fait tourner des presses de 1 000, 1 400 et 2 000 tonnes, avec des moules imprimés en 3D par Velo3D, pour des panneaux de carrosserie automobile et des pièces de défense. Elle revendique des délais 40 à 60 % plus courts et un coût d'outillage nul pour ses clients, là où la norme dépasse les 50 000 dollars 5. Washington l'a remarquée : le représentant américain au commerce, Jamieson Greer, a visité l'usine le 9 avril 2026, accueilli par les propriétaires Aaron Slodov et Lou Young Jr. 6
La bataille des clients attendra
Les deux entreprises vendent aujourd'hui à des acheteurs différents : des micromachines pour centres de données d'un côté, de la plasturgie aux tonnages de l'automobile de l'autre 15. La compétition en cours porte sur le capital et sur l'étiquette « fabrication native IA ». Les 250 millions de dollars ne s'attaquent pas aux clients d'Atomic Industries : ils s'attaquent à son postulat. Rendez-vous la semaine prochaine à San José pour le matériel, et au prochain tour d'Atomic Industries pour le prix de la douve.
Deepdive
AI-generated from this story and its cited sources. Not investment advice.



